Auteur: Antoine L.
Date: 10/07/10
Eurockéennes x ITW TDCC x La digitale release party

Récit d'un petit weekend bien sympa pour moi. Je vais tenter de vous en transmettre l'ambiance si vous n'y étiez pas, et de vous la faire revivre pour les autres.

Eurockéennes, c'est quoi? 3 jours de festival, + de 75concerts répartis sur 5 scènes, une programmation de fou, pour une organisation de barjo, qui aura été une réussite encore cette année, malgré l'affluence, qui fût un tout petit peu en dessous de l'année précédente.

DAY 1 :

Vendredi soir 16H30, après une courte nuit/concert au camping, les eurockènnes démarrent pour de bon, et j’ai déjà l’immense privilège de pouvoir m’entretenir quelques minutes avec le trio Two Door Cinema Club, qui ouvrira par la suite les festivités sur la scène de la plage.

C’est donc avec un peu d’angoisse que j’aborde ma première interview in English please. Je m'assoie face aux 3 membres du groupe,qui ont, comme à leur habitude, belle gueule, belle tenue, et le sourrire aux lèvres. Alex, Kev et Sam.

Après une rapide présentation de chacun, nous abordons le sujet de la collaboration avec Philippe Zdar (Cassius) pour la production de l’album Tourist History, qui a été pour moi la plus importante surprise depuis quelques temps. Philippe Zdar a été aux manettes de 4 chansons qui figurent sur l’album. Tracks enregistrées en studio, à Paris, avec le magicien français.

Les garçons me racontent qu’ils ont vraiment été heureux de cette colaboration, autant sur le plan de l’expérience que sur le plan humain. « Philippe really brought something ! He’s someone that is easy to work with», me confie  Alex, chanteur et guitariste du groupe. Zdar leur a donc amené une touche personnelle, une couleur, un timbre particulier.

Au fil de la discussion nous sommes arrivés à discuter de leur nouveau clip « Come Back Home ». Je vous laisse découvrir le clip ici, qui est plutôt particulier. 


Sa vision ma donc amené à leurs demander des précisions sur le sens du clip, qui est en fait un enchaînement de retour dans le passé, afin de pouvoir améliorer la situation, et d’éviter l’accident.

Je dois vous avouer que c’est trois mecs m’ont impressionné par leur simplicité, et c’est assez rare pour le souligné. Il s’adapte avec plaisir avec leur nouvelle vie de groupe, en enchainant les voyages, les dates, les salles, les hotels, les restos et les taxis. Kev, le bassiste, regrette cependant le fait de ne pas vraiment avoir le temps de rester dans les endroits ou ils jouent pour visiter un peu, à peine le temps de boire un coup après un concert qu’en général, ils sont déjà partis pour le suivant.

A ma grande surprise cette tournée mondiale, qui durera jusqu’à fin décembre leurs laisse quand même le temps d’écrire de nouveaux textes, de nouvelles mélodies. Une fois les idées misent sur papiers, ils se réservent alors quelques jours au calme en studio pour enregistrer quelque chose. Ils se retrancheront la semaine prochaine au Pays de Galles, pour répéter, et tester de nouveaux morceaux.

Mais TDCC, c’est aussi le carton de l’année pour Kitsuné, le label parisien. « We like Kitsuné a lot, because it’s really like a family ». Alex me raconte que la bonne ambiance règne au sein du label, et qu’il leur permet de faire des remixs pour certains artistes, qui eux à leurs tours les remixeront.

A ma dernière question évoquant la suite, les futurs projets,  les garçons me répondent avec beaucoup d’humilité que tout devient de plus en plus gros pour eux, et que ca ne s’arrête pas de monter. Il n’y a pas de ligne de conduite planifiée, ils prennent simplement les choses comme elles viennent.

L’entrevue s’arrête là, on se donne rendez-vous 25min après sur la plage pour faire bouger le public des eurockéeennes. Très bon concert dans l’ensemble, malgré les 35 degrès, les festivaliers sont présent et sont venus acclamer ces 3mecs, qui font une concurrence plus que féroce au BB Brunes jouant sur la grande scène en parallèle.

Pour simplement ouvrir une parenthèse sur le cas des Rockstars française, ayant vu leur conférence de presse, je peux vous confirmer que ces 4 là ne mérite pas beaucoup de considération. Se donnant un style pseudo cool, qui en fait très travaillé, ces gamins sont arrivés trop vite dans ce milieu ou tout leur est accessible. Prenant un peu tout le monde de haut, avec leur 19ans, on se demande réellement où se trouve la crédibilité d’un groupe comme celui-ci. Fin de la parenthèse.

Retour à TDCC avec pour conclure plusieurs petits regrets. Il est vraiment dommage qu’il n’ait pas eu l’occasion de jouer un peu plus tard, quand la température était un peu plus basse, et les gens plus dans l’ambiance. De plus, il manquait un peu de punch à ce live, je pense que TDCC a encore une réelle marge de progression. Il faudra les surveiller de près au mois d’octobre et de novembre quand le live sera vraiment vraiment rodé.

 

Chaleur, chaleur, conférence de presse de Charlotte Gainsbourg, histoire de la voir en chair et en os, et direction la plage pour voir Chromeo ! Une des grosses claques de la journée. On connaît tous Chromeo, l’album Fancy Footwork avec ses nombreux tubes. Mais vu la rareté des dates du groupe en France, il assez compliqué de les voir en live. Et pourtant c’est là-même l’essence de leur travail. Leur son electro-funky y prend réellement son sens. Lyrics faciles à mémoriser, animations talkbox, participation du publique, la machine est bien huilée. Et Pete et Dave n’ont rien à envier à personne. Présent pour défendre son prochaine album qui devrait sortir cette année, avec Monsieur Zdar, toujours lui, à la baguette, le groupe n’a pas déçu. Apogée du concert, le désormais très célèbre « Night by Night ».

Unique regret, je n’ai pas pu décrocher d’entrevue avec le groupe, le manager ayant fait la carpe !

On se propose de finir la nuit avec dans l’ordre un bon moment en compagnie des Foals, une décevante Charlotte Gainsbourg, musique qui pour moi ne trouve pas vraiment sa place dans un tel festival. On enchaîne avec la RE-STA monsieur Jay-Z. Live interessant, où tout est un peu trop fait selon moi, ce qui détourne un peu de la prestation proprement de l’artiste. Un Jay-Z des grands soirs, mais rien de transcandant. On par voir Hot Chip qui emflamme le chapiteau avant de se finir avec The Subs. Parlons en un peu de The Subs. En un mot ? AMAZING !!! 1Heure de live parfait, ou tout s’est enchaîné à merveille. Beats ravageurs, basse supra-fat et distordu, un chanteur plus que déjanté, : un mélange explosif qui n’a pas laissé le public des Eurocks insensible. Une  montée au colone d’enceinte pour reprendre un refrain à 6mètre de hauteur perché dans le vide, un pogo monstrueux après que le chanteur nous ait tous fait nous asseoir, tous les ingrédients étaient réunis pour que le concert soit épique.

Retour au camping par la voie de chemin de fer comme le veut la tradition. Couchage à 5H30, avec le  lever du soleil, après un dernier verre. Quelques heures de sommeil avant d’embrayer sur la release party de la « Digitale Vol .1 » avec Broke One venu spécialement de Milan pour l’occasion. Bye Bye les Eurocks et à dimanche !

DAY 2 :

Après 2heures de train, me voilà arrivé à Strasbourg. Petit bordel de prévu ce soir au Rafiot, pour fêter la sortie de la Digitale. Après avoir acceuillis Broke One en Alsace, après s’être remis du 4-0 Allemands face à l’Argentine, nous enchainons sur la soirée.

Au menu, warm-up deep-house signé VFS. Set très bien mené, du début à la fin par le dj strasbourgeois. On enchaîne par Double Co, qui monte un ton au-dessus, avec des musiques plus énergiques qui donne une idée de l’ambiance de la soirée. Puis après le set conquérant de Seamus, c’est Broke One qui s’est mis aux platines. Un dj set surpuissant qui a tenu le public en haleine. L’ambiance a alors atteint son paroxisme avec le Add Suv d’Uffie / Armand van Helden remix.

Merci une nouvelle fois à toute l’équipe du Rafiot et aux strasbourgeois qui ont répondus présent à l’appel d’empreintes-digitales.fr

DAY 3 :

Pas le temps de tergiverser pour autant. Après une courte nuit, retour à ballet incéssant du train, bus, train, pour retourner à Belfort ou la dernière journée du dimanche nous attends.

Arrivée à Belfort sur les coups des 12H, Kebab, train et retour au camping pour déposer les affaires. On démarre l’après-midi par Kid Bombardos, formation française très jeune et dynamique. Une atmosphère délicate et interessante qui n’a cependant pas pu faire bouger la foule, le groupe manquant très certainement d’un peu de maturité face à un tel événement.

On enchaine avec The Drums puis Beast, qui délivre un vrai concert magique, remplie de punch et d'envie. Puis on se finit avec dans l'ordre LCD Soundsystem, grosse grosse grosse claque avec notamment des montées interminables, puis Empire of the Sun pour un concert satisfaisant.

Surprise sur le concert de Fuck Buttons. Je découvre une musique trop conceptuelle, super intéressante, mais qui pendant 1Heure, ne me fera pas banger. Petite déception puisque c'était ce que j'étais venu chercher en fuyant le concert tragique de Mika.

On attends impatiemment les Bloody Beetroots, pour jeter les dernières forces. Concert en compagnie du Death Crew, qui est une pure folie. On connait tous les Bloody, mais en cloture de festival après 3 jours de Roumanie, c'était vraiment génial. On finit donc sur une très bonne note.

Retour au camping par la voix de chemin de fer, pour participer à la dernière soirée aux camping.

Merc à l'orga des Eurocks pour ce weekend. On reviendra.